Retards, récurrents arriérés, opacité de l’administration arabe
Le Centre Culturel Islamique de Lomé est enrhumé
Le CCI est une référence académique et ce sont les résultats aux différents examens qui le prouvent. L’encadrement est au top, et le résultat à la hauteur des attentes, l’école fait la fierté du pays, de la communauté musulmane et ce ne sont pas les infrastructures qui vont le démentir. Mais une gestion approximative des finances et l’opacité qui y règne en maître risque d’amorcer un mauvais tournant pour l’un des quatre centres culturels islamiques d’Afrique. Trois mois d’arriérés de Salaire viennent d’être versés. Si on comptabilise le mois dernier, trois autres pois attendent d’être épurés pour les fonctionnaires enseignants, on compte actuellement 13 titulaire pour 23 vacataires. Concernant ces arriérés, les vacataires eux n’ont même pas encore été payés. Récemment, des démarches ont été faites pour mettre la pression et décanter la situation de ces arriérés qui devenaient inquiétants. D’après les différentes sources croisées par notre Rédaction, la crise actuelle remonte aux salaires de Mai. « Il y a eu la tabaski et on n’a pris ce salaire tardivement. Depuis là, il y a eu un silence radio. Avant la rentrée le secrétaire général, depuis Tripoli, a fait savoir qu’il aura un mois de salaire. Cette promesse n’a pas tenu et à deux semaines de la rentées les enseignants sont allés voir le DG. Ce dernier demande aux enseignants d’écrire au SG à Tripoli « une lettre de colère» pour faire savoir que s’ il y a pas salaire, il y aura pas de rentrée. Les enseignants dans leur diplomatie ont préféré plutôt déposer un préavis de grève, car administrativement parlant, il n’appartient pas à l’employé d’écrire de telles choses à l’employeur. On annonce dans la foulée que le DG est rentré pour scolariser ses enfants. Au même moment, on attend longtemps le SG qui doit arriver du siège de Tripoli. Les enseignants donnent encore un moratoire d’une semaine. La veille de la rentrée le DG annonce par message aux enseignants que le SG arrive mardi et va les rencontrer. Le SG promis n’arrive pas et les enseignants vont voir le comptable pour savoir quelle est la finalité de l’écolage qui se verse. Effectivement, les écolages se paient et ceci depuis le DG Abdou Latif ; et une partie se garde pour qu’en cas de difficulté financière, comme actuellement, ca serve le centre. Mais quand ce DG est parti ces fonds ont disparu. Pire, les primes de rentrée sont arrêtées. Et les enseignants vont suggérer, à la nouvelle administration, une augmentation de l’écolage afin de continuer à payer ces primes. L’écolage fut augmenté, mais les primes n’ont pas repris. Les représentants des enseignants sont allés voir le comptable pour demander pourquoi l’écolage ne servirait pas à pallier à cette situation actuelle. Il a reconnu qu’ effectivement quand ces problèmes arrivent, cet écolage sert à pallier le temps que le budget vienne régulariser les comptes. Mais quand le budget arrive ces écolages utilisés ne sont pas remis à leur place ». Donc et le budget et l’écolage sont utilisés dans un cafouillage juteux. « La pression des enseignants et celle des autorités compétentes de l’Etat ont obligé le comptable à céder. Mais c’est quelques miettes qui avaient été versé. En désespoir de cause, l’affaire arrive à l’inspection du travail. L’inspection convoque l’administration du CCI, une administration essentiellement arabe. Faut il rappeler, toutes les dispositions statutaires qui prévoient la participation des Togolais dans la gestion du centre sont mises en veilleuse devant un silence resigné de l’Union musulmane. On peut citer le cas du conseil d’administration où les Togolais devraient être valablement représentés. Quand l’inspection du travail a convoqué l’administration du centre, elle envoie certains employés valets qui n’arrivaient pas à répondre aux questions administratives qui ne relèvent pas de leur compétence. Alors, une seconde convocation a obligé le comptable à arriver et il promet les salaires en fin de la semaine en cours. Finalement quelques mois sont servis mais les arriérés demeurent et la menace continue à peser sur le fonctionnement du centre. Il fument un mécontentement bien visible aux yeux des enseignants dit vacataires. Ils sont de loin plus nombreux que les titulaires. Non seulement les enseignants titulaires ne sont pas totalement satisfais, mais ces vacataires, plus nombreux que les titulaires n’ont rien perçu et ils ne peuvent pas se plaindre longtemps d’après ce que nous avions écouté un d’entre eux dire sa craie en main. Plus le centre avance, plus les titulaires finissent car ceux qui partent en retraite ne sont pas remplacés. Le dernier recrutement remonte à 2016. Ainsi les vacataires sont largement plus pléthoriques que les titulaires. La fin de la crise au CCI n’est véritablement pas pour demain et c’est bien ce problème de salaires, qui risque de laisser apparaître une gestion financière très opaque, qui va plomber la vie du CCI. C’est la faute à une race d’agents de l’administration essentiellement arabe. Ils sont bien habitué è regarder les Togolais d’en haut et ils considère leur présence comme une faveur que les Togolais doivent obéir à leur humeur. Ils gèrent comme un héritage parental dans l’irrespect total de la transparence, cela était audible dans le ton du comptable quand il nous parlait le lundi dernier. D’après nos recoupements, tout a commencé à aller mal après l’ex DG Mr Abdou Latif. Docteur en Physique au Maroc, il a été nommé au CCI de Lomé 2 en 2005 et il a assumé sa tâche jusqu’en 2015. «Il a beaucoup recruté et avec lui, les conditions de travail du corps enseignant au CCI étaient les meilleurs. Il était respectueux des moindres détails par rapport aux avantages professionnels que fixe l’Etat togolais. Beaucoup de nos collègues des établissements publics vont d’ailleurs rejoindre le centre sous lui. Avec lui, les enseignants ont eu pour la première fois les primes de rentrée et tout allait bien quand en 2015 il fut remplacé. Avec lui, le mérite avait sa place et chacun connaissait sa place, un groupuscule n’avait pas le vent en poupe aux cotés des premiers responsables; il finit par être affecté mais les Emiraties, ayant apprécié son passage ont voulu lui renouveler son poste quand il lui fut collé une interdiction de séjour au Togo pour 10 ans. Naturellement, il avait aussi ses détracteurs. Abdlatif se voit affecté. A son arrivé, le premier remplaçant de Latif déplore les salaires bas des enseignants bien que ce soit conforme à la grille nationale. Entre temps il recrute 3 enseignants et cherchait à procéder à des reformes quand il est affecté sur le siège. Arrive alors le DG actuel Mr ELFURJANI MOHAMED. Il a pour comptable Mr ESSAM M. Mohamed qui nous a reçu. Quand il est arrivé il remet en cause certains avantages que l’Etat accorde aux enseignants, entre autres les primes de rentrée de 150000. La descente aux enfers commence pour les enseignants. Presque chaque rentrée a son mouvement d’humeur de la part du corps enseignant qui revendique ses droits et notamment la prime de rentrée». Les retards de paiement sont récurrents. Le compte bancaire du centre est déplacé de la SIAB à la BSIC et l’ancien comptable du centre est promu DAF au siège, tout ceci nous n’avons pas pu le vérifier car le comptable nous dira que c’est une provocation à domicile. L’ancien comptable devenu DAF des 4 centre a Tripoli faisait des allers-retours suspects sur le compte du centre soit disant pour le contrôle. Pire, ses visites précédaient des retards voir des arriérés de payement. Cette année sa dernière visite remonte à Mai. L’ancien comptable devenu DAF a-t-il des intérêts dans ces couteux allers retours que rien ne justifie ? En tout cas, la crise actuelle est déclenchée depuis sa dernière venue. Etant celui à qui l’administration financière doit rendre compte au siège, sa récurrente présence rentre-t-elle dans le cadre d’un service après-vente qui n’arrive plus à se retrouver depuis qu’il est soufrant ? En tout cas, présentement, le DG est en congé et nos démarches pour faire la lumière sur ce qui ressemble à une opacité dans la gestion des fonds du centre ont buté sur le comptable réfractaire qui ne comprend rien de ce que sait q’un journaliste. Il remplace valablement le Directeur et quand notre Directeur général et quand notre Rédaction a souhaité le rencontrer ce DG, c’est son comptable qui va recevoir. Malheureusement le comptable est réfractaire à la transparence. Ce lundi 02 décembre 2024, c’est à lui que Mr Moctar, l’interprète, nous a introduits.
Si tout a bien commencé en nous démontrant comment la crise libyenne affecte la situation du centre au Togo, il a refusé de répondre à notre question qui voulait savoir à quoi sert l’écolage perçu sur les plus de 400 élèves pour qu’on parle d’arriérées de salaire ? Il a refusé de répondre en nous disant que cela relève de l’administration et un journaliste ne doit pas pousser de curiosité à ce niveau. C’était le comble de sa colère quand nous avions encore demandé le pourquoi les primes de rentrée ont disparu alors qu’elles étaient dans les habitudes du centre. Bref, toutes nos questions touchant les finances ont croisé une fin de non-recevoir sur fond de colère du comptable. Comme si c’est lui qui doit nous dire ce qu’il fallait mettre au journal, il conseil que si nous sommes intéressés pour écrire, on n’a qu’a tout simplement faire savoir que la situation est consécutive à la crise libyenne. Et pourtant, le DAF Abdoul Mollah de Tripoli refaisait de reconnaître que la Lybie traverse une crise qui aurait un impact financier sur le fonctionnement du centre. Bref, tout est bon pour le meilleur des mondes malgré ce que vit le pays de Khadafi. Effectivement, quand un Directeur Administratif et financier qui gère les 4 centres d’Afrique le dit, c’est que il sait de quoi il parle, il ne ment pas, « quand un crabe dit que le poisson aussi ronfle, c’est qu’il tient les preuves », tous son voisins dans l’eau. Et pourtant aujourd’hui qu’elle a géré le centre comme une épicerie et que les conséquences s’affichent, l’administration veut cacher le dysfonctionnement financier derrière la crise en Libye. Elle refuse que nous posions certaines questions qui sont tabou d’après elle. Ainsi se gère le centre culturel islamique de Lomé. A Cette allure, le réputé collège va dégringoler et se déclasser de son enseignement de qualité et sa légendaire réputation de meilleur collège de la capitale dans les résultats aux différents examens.
Bon à suivre.
Abi-Alfa
