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Enfin l’Afrique réécrit son histoire

ABI-ALFA
Last updated: 5 octobre 2023 16h14
ABI-ALFA
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34 Min Read
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Les ‘‘ fils adoptifs ’’ éprouvés par leur masque

Voici désormais un pays, la France, qui ne peut plus continuer à être devant dans des mauvais rôles en Afrique et dans le monde. Les alliances pernicieuses ont vécu. Ils ont fini de coloniser, de détourner le continent noir de son africanité et de déshumaniser ses principes, ils peinent à reconnaitre le crime. Pour leurs intérêts géostratégiques, rien n’est trop laid pour eux dans le monde ; la diplomatie définit les grands axes à atteindre, la communication plante le décor et les armes achèvent le boulot. Quand ils ont fini d’envahir et de détruire l’Irak, il a fallu qu’ils s’expliquent, quand ils ont fait la même chose en Lybie, ils sont en train de s’expliquer. Heureusement qu’une nouvelle chance ne leur sera plus accordée. Si la France avait réussi à sauter le verrou pour commencer sa guerre au Niger, elle serait avec ses alliés tels ils l’étaient sur d’autres terrains de crimes contre l’humanité. L’histoire refuse de se répéter parce que les sujets d’hier sont devenus forts et le désormais ancien maître s’appuie à peine sur une canne. Voici des puissances qui vivent et prospèrent des guerres. Le temps où le passage de l’homme blanc suffisait pour déclencher un unanime ‘’anassara yovo-yovo’’ est bien révolu ; n’en déplaise aux esclaves de maison qui, dans leurs analyses, font croire que pour un changement dans certains pays d’Afrique, il faut « un plan Marchal » approuvé de Paris ou de Londres. Le mythe est bien tombé, le deux poids deux mesures a ouvert les yeux à tout le monde.
C’est avec ses partenaires colons que la France a envahi toute l’Afrique. Ensemble, ils sont parvenus à faire comprendre au continent qu’il ne vaut rien, que ses réserves naturelles n’existent que pour les maitres. L’Afrique attendra longtemps pour comprendre. Les dégâts de la longue attente seront immenses et d’autant plus immenses qu’ils touchent à l’acculturation, au déni de soi. Ils sont nombreux, ces Africains, qui ont longtemps cru qu’ils ne sont rien sans l’homme blanc. Certains en seront tellement assimilés au point de vouloir changer de couleur à leur peau. Tout un continent a cru qu’il n’a de culture, de langue, de moralité et d’intelligence que par celui qui arbore une peau blanche. Quand est venue la décolonisation, tous les autres partenaires, qui ont co-écrit cette triste page avec la France, ont compris que ça n’allait plus donner. Ils se sont retirés du continent sauf le colon de l’hexagone. Il n’en n’était pas matériellement prêt, il voulait vider le verre jusqu’à la lie. Il n’a pas tort. La France n’est pas préparée pour accepter si tôt l’indépendance d’une terre poliment assujettie qui n’a d’hommes, de terres et de sous-sol que pour le colon. Devenue une puissance grâce à cette relation paternaliste de colonialisme, dans les années 60, la décolonisation, si elle avait été obtenue sur des bases sincères et définitives, signait le déclin de certains pays exagérément appelés puissances. Contrairement aux autres, la France n’est pas prête à se voir sevrer des ressources du colonisé. Il faut repenser le concept colonialiste qui devient néocolonialisme. La France est un petit pays pauvre mais d’une habileté criminelle. Elle en a porté l’initiative. Alors est née une nouvelle forme de colonialisme d’ailleurs à l’image du colon français : « La Françafrique ». Le colonialisme a désormais un parfait masque pour s’y cacher, une nouvelle physionomie.
Quiconque accepte porter un masque, une cagoule, est prêt à toutes les missions du moment où il s’estime impossible à identifier. Le masque c’est d’ailleurs le premier outil de travail des brigands. Le continent n’est plus à l’époque des soit disant guerres ethniques, religieuses et territoriales où il est malade de ses maux internes. Mais il doit toujours souffrir, cette fois-ci, du néo colon, c’est-à-dire, le colon derrière un masque. Depuis que l’hexagone porte son masque, il est obligé de fonctionner comme un État mercenaire. Ce n’est pas le moment de recenser les faits d’arme de son mercenariat sur le continent, particulièrement en zone francophone. Un mercenaire ne fonctionne pas seul, il doit choisir ses hommes et ses territoires. Les hommes du néocolonialisme, donc du mercenariat contre l’Afrique, sont fabriqués de toutes pièces. Ils ne sont pas obligés d’être les plus populaires ou visionnaires pour leurs peuples. Surtout, il faut ceux qui peuvent être suffisamment versatiles pour changer au gré de leurs intérêts et de celui de la France. Il faut ceux qui peuvent parler au nom de l’Afrique sans l’Afrique sans que leur conscience en soit blessée. Le Togo c’est l’un des territoires du mercenariat français, les dirigeants togolais, les hommes dudit mercenariat. Notre pays jouera ainsi un double rôle à cette nouvelle politique du néo-colon. Pendant ce temps, certains peuvent faire croire que c’est l’Afrique qui vit de ses Maîtres. Ceci nous rappelle ironiquement la belle boutade d’un politique français. Le gars, à sa rentrée politique, haranguait ses partisans en parlant de l’Afrique et de ses fils sur un ton à lui familier : « finis les milliards de dettes effacées pour se donner bonne conscience. Finies les opérations militaires de dernières minutes où on verse le sang des Français pour venir en aide aux pays ingrats qui n’y voient qu’une preuve d’impérialisme. Finis tous ces pays qui nous envoient leurs délinquants. Finis les accords commerciaux qui profitent toujours aux mêmes. Finis les visas généreusement accordés à ces étudiants ou migrants désireux de trouver un Eldorado qui peu à peu disparait. Fini le traité de 1968 qui facilite de façon déraisonnable l’entrée des Algériens en France », fin de citation. Ce dernier a bien pu oublier d’ajouter que va finir aussi l’époque où, comme des cowboys, surtout dans le domaine minier, l’on n’achète à l’Afrique que ce qu’on ne peut pas lui voler.
En laboratoire, ce sont les petits animaux qui servent souvent de cobayes pour les grandes expériences scientifiques. Alors, dans le cadre de la Françafrique, le Togo est devenue un État cobaye et ça a toujours marché. L’animal choisit pour servir de cobaye est un outil de travail que le laboratoire cache comme un secret d’État. Un outil de travail n’existe que pour servir. D’où aux yeux de la France Afrique, le Togo n’est pas obligé de se développer, il doit juste être un outil de travail. Dans les grands schémas France Africains, vous n’entendrez nulle part le nom du Togo alors qu’il est l’un des Jokers. Quoi de plus normal quand un mercenaire ne doit pas afficher ses cartes. Dans l’épic combat, actuellement en cours contre l’Afrique à travers les trois pays du Sahel, sauf le mercenaire et son allié, personne ne peut dire quel rôle joue exactement le Togo. Dans le cadre d’un regroupement moribond dont il vaut mieux vous faire économie du nom, ce pays est le seul qui a signé avec les autres des sanctions contre un pays avant de venir prôner les négociations. Il peut tout aussi être devant les combats contre le terroriste tout en ouvrant à ce terrorisme ses banques pour le blanchiment des fonds dont se nourrit le crime. Dans une analyse publiée le 12-03-2020 au N° 348 du journal ‘’Le Rendez-vous’’, Faure Gnassingbé était pour nos colonnes, « la dernière béquille de la France : un Hideux Symbole des longs règnes ». La livraison 357 du 21 Octobre 2021, de rebondir : « Travail de Sisyphe au SAHEL contre le terrorisme, Togo, le variant français de l’Afrique ». Le Togo est le seul pays de la Francophonie qui peut dire oui et non au même moment sans ulcérer personne. Feu Eyadema a fait du Togo la « Suisse d’Afrique ». Ce n’était pas un simple discours ni de l’ironie, le Togo était vraiment un pays où l’argent de tous les pays d’Afrique pouvait être en sécurité. Si avant la mort d’Eyadema ses dernières politiques ont défiguré l’image de son pays, le rôle de « Suisse d’Afrique » pour les banques togolaises continue jusqu’ici même si des établissements nationaux peuvent tomber en faillite. Mais à quoi sert l’argent qui tourne dans les banques togolaises quand Lomé et ses villes secondaires sont restées de gros villages qui répugnent tout visiteur. Le Togo c’est un territoire où la misère se lit sur toutes les physionomies. Le Togolais reste le citoyen le plus pauvre d’Afrique avec le niveau de vie le plus bas comme en témoigne le SMIG. À notre siècle, lorsqu’on parle de développement, le Togo est et demeure encore le seul pays d’Afrique qui ne crée pas ses champions, pire, quand ils se créent, l’État les détruit parce qu’on craint qu’ils soient un jour ambitieux. A la tête d’un tel pays est scotché un monarque qui a remplacé son père dictateur. Quand il remplaçait ainsi feu son père, ils sont nombreux ces Togolais qui y ont senti un grain d’espoir. Aux creux des vagues, on fonde l’espoir sur tout ce qui bouge, même les boas. Apparemment, la volonté de changer les choses était tellement forte que Mr Faure a failli même changer de patronyme pour ressembler à quelque chose de nouveau. Sauf qu’il n’est pas seulement le fruit d’un patronyme, il est aussi celui des habitudes, des pratiques qui ont dû exister pour qu’il remplace son père. C’est habitudes lui collent si bien à la peau. Les habitudes ayant la peau dure. Autant son père a passé ces quatre décennies à dessiner les voies et moyens pour juste se rendre incontournable en Afrique et s’éterniser au pouvoir, autant son fils, depuis ses 18 ans de monarchie, ne travaille que pour sa présidence à vie. L’éternité au pouvoir ne développe pas une République. On se fait vite rattraper par l’usure et à ce stade on ne fait que perdre le temps à la République. Nous y sommes même si Monsieur le Président veut désormais ressembler aux panafricanistes.
On peut tromper un peuple une fois, peut-être deux fois, mais pas une troisième fois ! Monsieur le Président tente donc d’embrasser l’idéologie panafricaniste pour ressembler à la nouvelle Afrique dans ses nouvelles aspirations. Parlons-en. Il s’en donne les moyens et n’accorde pas de demi-mesure. Son média éclaireur, la New Word TV, est d’ailleurs en mission de terrain pour planter un curieux décor dans l’opinion africaine et togolaise afin de sa nouvelle version du panafricanisme. À de tels médias, on peut tolérer des voix qui vocifèrent à briser les écrans contre la France. M. Faure cache difficilement sa volonté de divorcer avec le hideux masque France Africain. Sauf que c’est grâce à ce masque qu’il est ce qu’il est. Le parrain français le garde à l’œil et le tape sur les doigts par moment. Il ne lui reste qu’ manœuvre. « Nous sommes fatigués par votre mépris de nos opinions publiques, votre mépris de nos populations et de nos dirigeants, nous sommes fatigues par votre condescendance. Nous sommes fatigués par votre arrogance. Nous sommes fatigués, Nous sommes fatigués, Nous sommes fatigués », c’est avec ce ton que parle désormais la monarchie togolaise à son maitre de toujours. Le Ministre des affaires étrangères a tenue vraiment un discours ‘’étrange’’, sans doute il a bien eu le temps d’écouter les vrais panafricanistes pour orienter une sortie qui bégaie. Mais pour une fois, le plus haut sommet de la machine d’État a montré au monde comment il ment en live. Cette vérité de monsieur Faure et ses hommes est crachée à la tribune de l’Onu et on se demande s’il faille en rire ou pleurer quand on sait ce que cette institution sait du Togo sans que les lignes ne bougent. En réalité, ce discours aurait pu être plus honnête si on mettait Mr Faure et ses hommes à la place des responsables onusiens pendant que les Togolais se tiennent à la place de l’éminent professeur Robert. Ce dernier, encore une fois, a pu démontrer comment « l’Afrique est vraiment malade de ses hommes politiques ». Tout ceci est le propre des régimes qui n’ont d’idéologie et de projet social que la longévité au pouvoir. Les longs règnes sont souvent versatiles, ils croient toujours pouvoir facilement sauter d’une Branche à l’autre. Mais la politique, c’est l’analyse et l’interrogation des actes quotidiens des dirigeants, c’est la cohérence au quotidien dans les pratiques et les discours. Ainsi sommes-nous fortement dubitatifs. Nous souhaiterions donc que les nouveaux discours des panafricanistes de la Françafrique au Togo nous expliquent la curieuse volonté d’exterminer les panafricanistes du Togo, le PNP, tout en prônant le panafricanisme au Sahel et en Afrique. Voici un discours qui n’est rien d’autre que l’ombre des autres discours, quand les autres ont parlé ils ont désigné nommément chaque responsable du mal être africain par son nom et ses actes. Nous nous sommes contentés des propos évasifs qui suffisent pour faire de nous des Panafricains. Actuellement c’est ça qui marche. Bienvenu Mrs les Panafricanistes !
Le leader du Parti National Panafricain, a commencé sa politique sur le Panafricanisme et l’Africanité dont parle la dictature togolaise dans les années 2000. Dans le cadre de son Club Afrique Débout, entre autres, il tenait déjà le 16 Avril 2004 des conférences à la salle CEDEAO du CASEF de Lomé en mémoire du professeur Cheikh Anta Diop. Le thème était l’Histoire de la Culture, instrument de paix de développement et fondement de L’Union Africaine. Pendant qu’il animait ainsi ces conférences ici et là, une radio de la place passait chaque semaines ses émissions qui parlent de l’Afrique Ancienne et de l’Égypte Antique. Cette communication a duré des années. Cette voie politique qui a très vite cru en une Afrique capable a grandi pour donner naissance en une formation politique. Toute proportion gardée, ladite formation sera la première de l’histoire du panafricanisme à organiser des mouvements conjugués le même jour dans plusieurs villes du Togo, plusieurs capitales d’Afrique et sur plusieurs continents du monde : c’était le 19 Août 2017. Depuis ce jour, le meneur de cette mobilisation panafricaine, sans qu’on arrive concrètement à dire ce qui lui est reproché, est devenu persona non grata. Sa tête est mise à prix mort ou vivant. Désormais, le grand monde des panafricanistes doit-il comprendre qu’en réalité, cet acharnement à détruire un parti panafricaniste et son leader n’était rien d’autre qu’un braquage politique pour finir avec un leader et s’approprier son idéologie ? Au Togo, beaucoup de journalistes se sont enfermés dans les poches des autorités politiques et il n’est même plus possible de poser des questions. Nous ne pouvons pas nous taire jusqu’à ce niveau. Ce qui se passe actuellement est ahurissant et ressemble à la funeste image de quelqu’un qui attaque un commerçant ambulant et saccage les marchandises qu’il porte parce que celle-ci sont criminelles. Le pauvre commerçant se sauve et laisse ses marchandises à la merci de la vindicte des autorités qui, bizarrement, se remettent dans leurs meilleurs apparats et transportent les mêmes marchandises pour vendre à forte publicité. N’est-ce pas quand on arrête des trafiquants avec de la drogue on la détruit ! Les évènements et l’idéologie panafricanistes sont très prisés par la dictature togolaise. Ainsi dorénavant, c’est le RPT-UNIR qui est devant les grands projets panafricanistes en Afrique et en Europe. Pendant qu’une partie de l’Armée et ses services de renseignement ont pris résidence permanente au Ghana à la recherche du leader du PNP, le régime aligne les évènements panafricanistes. Ainsi le discours de Robert Dusseh Annonce pour le 9ème congrès panafricain de 2024 à Lomé. Aussi le témoigne la prochaine organisation en cour du FECTE, Festival Culturel Tembia Europe. À cela ne tienne, si le panafricanisme version monarchie peut permettre au régime de faire une mue, pourquoi pas. En attendant un lieu définitif, l’évènement est prévu pour le 30 septembre 2023 ; probablement en Belgique au lieudit Place Cri du Pardon. Le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur, cette création du Ministre Robert Dussey et soutien infaillible du régime togolais et ses ailes marchandes sont les premiers partenaires de l’organisateur. Quand on veut berner un peuple, on le tient par son Tendon d’Achille. Les initiateurs savent que la communauté visée pour faire passer le message de la dictature a un faible pour sa culture.
Monsieur le président, puisque vous êtes fatigués de vos maîtres, les Togolais sont aussi fatigués de vous pour les même raisons. Ils sont fatigués de vos braquages à tous les niveaux de la vie de pays, de la corruption qui est devenue une règle pendant que la transparence est une exception. Le panafricanisme dont se réclame le continent c’est celui qui a les moyens pour fixer les prix de ses matières premières. Ce n’est pas celui qui ne peut ni en évaluer les quantités qui sortent encore moins connaitre les actionnaires des industries extractives. Le panafricanisme pour lequel les peuples se battent est celui qui va lutter à faire disparaître les dettes publiques et non celui qui ne connait pas sa dette publique. Ce panafricanisme est celui qui a les moyens de croire que l’Afrique peut se suffire et non celui qui trouve une occasion de fêter à chaque opportunité d’un prêt obtenu des partenaires pour grossir la dette. Ce panafricanisme n’est pas celui des dirigeants qui ont tellement grillé leur crédibilité au point d’être contraints de mettre en nantissement des immeubles publics pour obtenir des prêts. Quel immeuble d’ailleurs ? Des immeubles construits à 9 milliards FCFA qui tiennent debout à peine pour 3 ans. C’est un panafricanisme capable de porter haut ses grands symboles et ses authenticités. Le panafricanisme que votre peuple attend est celui qui peut faire pousser les jardins au désert et non celui qui n’arrive à faire de ses mers que des zones de pires trafics. Le peuple attend beaucoup du panafricanisme et surtout des nouveaux dirigeants panafricanistes qui doivent pouvoir tracer une ligne rouge entre eux et les bandes de corrompus qui déciment les économies. Les dirigeants capables de pouvoir choisir un camp quand les intérêts du continent sont en jeu comme actuellement au Sahel. Un dirigeant panafricaniste n’est pas celui qui a ses libertés limitées par les casseroles de la Françafrique. Après le printemps arabe, celui du Sahel. À chaque fois que les lignes continuent par bouger ailleurs, au Togo on déplace les cartes. Ça n’arrive qu’aux autres ; on refuse de penser autrement. Les enfants qui sautent du coq à l’âne grâce à un héritage pensent souvent qu’ « ils sont déjà arrivés », ils ne craignent rien en face. Si quelqu’un devrait échapper à ce vent qui souffle présentement sur l’Afrique, ça aurait pu être le colon français lui-même, le parrain des longs règnes. Le plus grand crime pour lequel les Africains, dans leur quasi-unanimité, dénoncent les Français est leur criminel soutien aux dictatures féroces dont celle du Togo. La France se voit donc déboutée de l’Afrique et ne sait où poser les valises. Quand elle est chassée du Mali, elle s’est exilée au Niger ; chassée du Niger, elle va bien quitter mais où aller ? La destination est incertaine. La destination des légionnaires français est difficile à trouver parce qu’ils ne sont pas une armée en tant que telle qu’on peut facilement aller réintégrer à l’armée Française au pays. Ce sont des légionnaires qui peuvent être un souci en France s’ils sont déversés sans précaution. Voici une puissance devenue un Sans Domicile Fixe (SDF), en attendant son retour définitif au bercail. Alors, sur quoi comptent les longs règnes, par elle installés, pour contrôler le continent ? Les fils adoptifs de la France Afrique ont les nuits difficiles ce moment-ci nonobstant les discours. Combien de profils analogues à celui de M. Faure Gnassingbé tiennent encore devant ce fort et irrésistible vent qui arrivera à toutes ses destinations ?
Le Togo n’est pas une Île séparée du continent. C’est un pays sur la terre ferme continentale où il est délimité par plusieurs autres pays. Il est impensable qu’un vent aussi fort balaie le continent en épargnant le Togo. Mais M. Faure ne serait pas le premier à penser qu’il est invulnérable jusqu’à ce qu’il soit surpris par l’humiliation. C’est le propre des longs règnes. Ça nous rappelle feu Mobutu. De lui, Eyadema va copier beaucoup de pratiques qui ont mis à genoux son économie nationale. Du haut de leur gloire, que n’auraient-ils pas été pour les puissances ! Pour que vivent les intérêts des occidentaux et de la Françafrique, ils ont cordialement coopéré dans le pire et le meilleur. Mobutu aura d’ailleurs été le seul dirigeant tellement important pour les yeux du monde que les puissants pour lui chercher solution contre une rébellion interne ont tenu une grande rencontre sur la Mer. Quand il fallait lever l’ancre malgré tout, la première et dernière destination du roi léopard était Lomé, notre capitale. Il aurait aimé en faire sa dernière terre, parce que lui et le défunt président, c’étaient des frères siamois. Mobutu c’était le père de la propagande en Afrique. Il se déplaçait avec sa propagande et les méthodes qui marchent avec. Mais quand il est arrivé à Lomé en dernier voyage, la télévision nationale fut habillement ténue à distance pour ne pas laisser fuiter les 45 kg de chaire qui lui collait encore aux os. Quand ce monsieur ne voulait pas garder ses effets personnels avec lui, il les gardait à Lomé. Ici aurait dû être sa dernière demeure quand son pays l’a refusé. Mais de son décollage à l’atterrissage à Lomé, il fut intimé à Eyadema de ne pas le recevoir. Toute l’Afrique se rappelle ses derniers regrets sur RFI : « Même les amis ! », il parlait ainsi d’Eyadema. Bref, un dictateur déchu, plus personne n’en veut, même les autres dictatures. Tout récemment, Ali Bongo. Quand le Togo a un coli encombrant, le Gabon est sa seconde valise, tel le Togo le fut pour le Zaïre. La fin de Bongo fils n’a pas encore fini de faire débat. Une chose est sûre, déchu et désormais finissant, tout le monde pourra accorder l’exile à Ali Bongo, sauf la France. Un adage de nos contrées le dit si bien : « c’est en temps de paix que le singe porte son petit au dos ». C’est bien la France qui le soutenait jusqu’à en fabriquer un président grabataire objet de dérisions dont les citoyens en avaient honte. Les exemples existent de façon loisible. Les règnes sans fin ne pensent pas à leur fin. Naturellement on ne cherche pas une porte quand on n’a pas envie de sortir sauf qu’on finit par la chercher quand elle s’est déjà refermée.
Les règnes comme ceux du Togo continuent donc à exiler et poursuivre les opposants indésirables dans leurs derniers retranchements. Ils continuent à exiler toute la jeunesse, à garder une partie en prison. De leurs hideuses méthodes ils surveillent les rescapés de leur règne comme du lait sur le feu. Tout le monde est devenu un détenu en sursis qui doit savoir où poser les pieds. Ils vont aussi continuer à laisser mourir les détenus d’opinion, à anéantir tout ce qui peut ressembler à un capital moral civil ou militaire émergeant. De ce pas, le pays continue par pourrir aux mains des dirigeants pendant qu’à chaque menace ils trouvent un casting. Seul ou avec le parrain gaulois, Faure Gnassingbé déplace ses forces et en crée de nouveaux pôles de confiance, les hommes sûrs. Mais diantre ! Avec la nouvelle Afrique, qui ne pourra se construire en marge du Togo, les hommes sûrs sont ceux du peuple, ceux qui savent suivre l’opinion populaire. En cela, même le changement opéré au Gabon, a beau être français, il n’est pas perdu pour l’Afrique. À tout moment, même ces nouvelles forces en création par la France peuvent rallier la bonne cause. Pour le moment, le panafricanisme en fait d’une mauvaise fortune bon cœur. Plutôt que de continuer à s’afficher pour la plus maligne de la dernière génération des outils du néo-colon, il n’est pas interdit de penser à anticiper.
Ainsi donc, lentement mais sûrement, un continent fait bouger ses lignes. Sans être des fatalistes, nous sommes de ceux qui croient que le processus fait partie d’un schéma qui doit se réaliser malgré les fils adoptifs et leurs parrains. L’instinct de conservation pousse certaines puissances et dictatures attitrées à chercher encore des moyens pour empêcher que cela arrive, c’est leur droit. Le premier ennemi de la conservation de récits des temps anciens, c’est la corruptibilité du temps. Pour éviter précisément que le temps corrompt les évènements du passé, il faut qu’il existe une histoire écrite pour rendre un compte fidèle. Une histoire, c’est alors un ramassis de contextes, un ensemble de vécus, de faits matériels, de témoignages et sentiments à conserver de façon inaltérable. Alors, une page de l’histoire, rien ne doit normalement la déplacer. Les archéologues ne nous démentiront pas.
Pourquoi réécrire une histoire déjà écrite, peut-on si bien se demander. Ceci arrive quand certaines histoires sont biaisées par des forces externes forcément subjectives. Quand de telles forces s’invitent dans la rédaction d’une histoire qui ne les concerne normalement pas, cette rédaction rate sa mission de conservation fidèle. Pour qu’elle soit fidèle à cette mission, elle va forcément, un jour ou l’autre, se débarrasser des intrusions et se réécrire. Non seulement les instruits se sont invités de force dans un épisode d’autrui, ils se retrouvent seuls à avoir droit au chapitre dans le compte rendu. Pour justifier leur présence, ils n’ont pas mis du temps à démontrer que le continent est une forêt sauvage à civiliser et apprivoiser avec ses occupants. Quand ce qui ressemble à une partie de chasse était fini, de la façon dont les chasseurs se partagent le gibier, les usurpateurs ont partagé la forêt, l’Afrique, d’abord pour eux-mêmes et ensuite pour les occupants. Tel carnivore doit chasser ici, tel herbivore doit brouter là, tel autre oiseau pécheur doit pêcher plus loin. À chaque espèce, il y avait un environnement inviolable. Ainsi est née la territorialité. Et la forêt ne doit surtout pas être considérée comme un ensemble inter-complémentaire. Ainsi partageaient-ils le continent en morceaux avant de lui accorder une certaine indépendance. Il a fallu cette indépendance pour faire dormir les nationalistes qui en voulaient à cor et à cri. Les lois, elles sont fortes et universelles parce qu’elles sont justes et non parce que leurs initiateurs sont forts. Alors, dans les environnements où les maîtres taillent des lois à la tête du client, l’organisation sociale tombe à la première interrogation. Les occupants de l’Afrique ont taillé des lois à la taille du client. Mais depuis un temps, il ne suffit plus d’être un lion pour être devant tout, il en faut beaucoup plus. Si fort et si beau soit-il, un lion aussi voit un jour ses dents tomber, la nature n’ayant rien créé de plus éphémère que la force et la beauté. A ce tournant, l’histoire de la chasse peut se réécrire devant un ancien maître désormais témoin impuissant, « si vieillesse pouvait ». La puissance et l’élégance du maître est ainsi démolie par l’âge, les aléas de la nature, les abus de la force, les contradictions personnelles. Ainsi soit-il.
Abi-Alfa

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